Le distill’squad aux Planches

Les montagnes du Jura, avec leurs combes, vallons, comtés, vins jaunes… Et leurs alambics ! Entre brumes et vapeurs éthyliques.

Nous nous sommes donc retrouvés dans ces contrées déneigées cette saison (quoique, on a quand même réussi à être bloqués par la neige, si si !) pour s’adonner à l’art ancestral de la distillation et en savourer les produits. Bon entre 2 alambics et domaine viticole, on aura quand même réussi, in extremis, à caser quelques bornes de randonnée quand même (faut bien éliminer un peu quoi !).

C’est ainsi que nous avons pu apprendre à manipuler l’alambic communal des Planches en montagne afin de tirer la substantifique moelle de moûts de pêches de vigne, pommes ou autre prunes. Et ce, dans la conformité la plus totale de la législation régissant cette, ô combien épanouissante, activité.

La suite vient vous expliquer en images, étape par étape, comment extraire et concentrer le meilleur de vos fruits.

Cette recette, totalement végan, vous garantira bonne santé et longue vie si le précieux nectar est consommé quotidiennement dès le matin (et plus si affinité). Cela change des confiotes et conserve jusqu’à ce que mort s’en suive.

Petite synthèse des étapes:

  • Vérification et mise en chauffe du bain marie (au feu de bois ici!)
  • On verse tout le moût dans la cuve (à diluer si trop épais)
  • On place le capuchon et le col de cygne et on hermétise chaque jointure à l’eau
  • Lorsque le distillat commence à goutter (1h) , on lance la circulation d’eau fraiche
  • On surveille le feu qui ne doit pas s’interrompre tout au long de la session
  • Lorsque le distillat perd trop de degrés (vérif au pèse alcool) on stoppe en démontant (3/4h-1h)
  • On vide le moût maintenant débarrassé de son alcool
  • Nettoyage+rinçage des différentes pièces
  • On place le distillat (blanquette) dans la cuve et c’est parti pour la repasse
  • Même principe que pour la première, on attend que ça chauffe
  • Les premiers cl de distillat sont jetés (tête ou dragon) car ça rend aveugle 😉
  • On prélève le cœur jusqu’à ce que le distillat titre entre 40 et 55 selon les goûts (20-40 min)
  • On stoppe, on jette et rince tout ce qui reste dans l’alambic
  • On n’a plus qu’à remplir les docs des douanes et faire vieillir les gnôles!


Le diplôme d’apprenti boucru (bouilleur de cru) est donc décerné à Matchac, mention « top », pour sa gnôle de pêche de vigne qui n’aura même pas été complètement consommée sur notre trajet retour !

Merci aux maîtres boucru (Féfé et son illustre père) pour avoir partagé leur savoir-faire et leur accès à ce magnifique instrument qu’est l’alambic.

Pour la prochaine fois, si ça vous intéresse, mettez donc votre moût à fermenter et contactez-nous pour les détails (attention les fruits doivent provenir de parcelles vous appartenant, ou au pire à vos amis/famille).

Bilan de cette session:
Féréol: 4L de lambic
Mat: 1L de pêche de vigne (faible rendement, à améliorer à l’avenir!)
Père Féréol: 1.5L de vinaigre de prune, et oui: manque de bol le moût a tourné au vinaigre avant d’être distillé :/

2 commentaires sur “Le distill’squad aux Planches

    1. Salut
      Pour éviter le vinaigre, il me semble surtout qu’il faut limiter le temps entre la fin de fermentation et la distillation, mais avant tout limiter la présence d’air dans la cuve de stockage du mout fermenté, quitte à chasser l’air avec de l’eau.

      Pour préparer proprement la prochaine session j’ai créé un sujet sur le forum : http://marout.org/lesforums/topic/boucru-2016 afin de lister les participants et les productions à anticiper (il faudra peut-être réserver plusieurs jours d’affilée si bcp de trucs à passer 😉

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